Be my boy.

Be my boy.




Little blue girl search a tall-skinny boy with a rotten hearth, a dead soul and a big dick. My fingers are like cuts, scratching your back and the inside of your miserable body. You hate that, you hate that. Waste me, I'm just a little blue girl. You pretend to be an old man. Have you got white hair? Have you got trembled hands, destroyed liver and rotten loins? You are not an old man, not an adult enough. You are are a sweet little boy with long arms and long legs. You are You are a tall-skinny boy with a rotten hearth, a dead soul and a big dick. And you are a liar, a liar for little blue girls who frighten you. Fucking little blue girls frighten you, loving little blue girls frighten you. But you are not an old man, you are a little boy disturbed by a little blue girl.


Little B. girl
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# Posté le mardi 18 août 2009 11:46

Modifié le mercredi 16 septembre 2009 05:34

Princesse souillure à la tour de contrôle, vous m'entendez ?

Je tremble . De tout mon corps, je tremble .
Je passe du rire au larmes, de l'extase à la plus profonde colère .
Je me suis perdue à l'interieur de mon être . A remuer les méandres de ma noirceur, je me suis effacée de ma mémoire, je me suis rayée de ma vie .

Elle en avait envie parfois, de le prendre par la nuque et de lui embrasser le cou, la joue et jusqu'à la zone la plus putride de son corps misérable . Ramassit de crasse et de moisissure . Avaler son être, gober son arrogante beauté et sa puérile vanité . Bouffer jusqu'à ses tripes, qu'il soit la première proie de son cannibalisme immaculé . Le digerer jalousement, et crever de vouloir le garder pour elle .

Elle, il, eux . Les aimer et les haïr . Les pourrir, les courir, les trahir .
Vos caresses m'étranglent, vos mots doux m'insultent, vos regards tendres me tuent .
Je ne vous aime que pour mieux me détruire .
L'amour m'agresse .

Princesse souillure à la tour de contrôle, vous m'entendez ?

# Posté le dimanche 15 mars 2009 17:58

Modifié le vendredi 01 mai 2009 11:24





Ta Bouche est un Cendrier, tes Ongles de la Matière Calcinée .
Talons en Tubes, Jambes Cigarettes .
Tu titubes et Tombes en Cendres .





Je suis libre comme un oiseau, et putain, tout va bien par là-haut .



# Posté le dimanche 19 octobre 2008 09:01














MADEMOISELLE









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Elle ouvre avec douceur la fermeture éclaire de sa jupe-boule et fait glisser le long de ses cuisses le tissu râpeux de l'habit .
Le regard creux . Pas vide, non . Creux . Comme le trou laissé par une balle dans la poitrine d'un soldat, ou celui que découvre la déchirure de l'hymen ,
Elle délasse ses longues bottes de cuire, déboutonne son chemisier et dégrafe son collier de perles .

Pouls régulier, rythme cardiaque stable .

Une fois nue -dénuée de tout artifice, sans aucun ornement quelconque qui l'affilierait, aux yeux des autres, à un genre, un monde ou une catégorie-, elle s'assoie au coin du lit, passe ses doigts sur les draps, encore chauds et humides . Elle prend une profonde inspiration et se laisse tomber en arrière, son corps s'abat lourdement sur le matelas .
Allongée, les bras en croix, elle se met à chanter en yaourt cette mélodie pourtant si jolie .

Mélodie d'amour, ode au désespoir . Amour désespéré ou espoir du désamour .

Elle chante et puis elle crie, le regard cru . Cru comme la cuisse d'un poulet à peine déplumé et déjà près à être ébouillanté, cru comme la vérité criante qu'elle s'était elle-même appliquée à bâillonner .
Violence, exutoire à la pesante légèreté de la situation . Le cri, en réponse muette à ce silence criard .

Il lui faut une période d'adaptation, le temps de sortir de son personnage, de retirer son déguisement .
En dépit des apparences, sa virevoltante robe de Princesse était une armure épaisse .
Babioles en or, sourire Colgate, manières, Motus-et-bouche-cousue .
La robe est retournée au placard, mais le rôle lui colle encore à la peau .

Elle se retourne et roule, s'enivre du parfum des draps : mélange de sueur, de clope, de lessive et de bois usé .
Le regard cuit . Brulé par cette douleur froide, inerte, semblable au minuscule corps d'un oisillon, éclaté au sol parce qu'il avait voulu prendre son envol, sans penser à battre des ailes .

Un battement de cils et elle se ressaisit . Se redresse, du moins .
Elle va jusqu'à la vieille malle en fonte, posée au fond de la pièce, et en sort un costume sombre .
Haut-de-forme, manchettes, épaulettes et canne en hêtre : Mademoiselle est un Homme .
Terminée la complaisance dans le don d'affection et l'aisance avec le port de nichon,
la séquence est bouclée : "Coupez !" .

Elle s'est brulé les yeux .




Photogarphie : La sublime Agyness Deyn

# Posté le mercredi 10 septembre 2008 20:59

Modifié le mardi 16 septembre 2008 04:43

[Girl Anachronism, The Dresden Dolls]



LES CHIENS MORDENT MOINS FORT QUE MOI .


 [Girl Anachronism, The Dresden Dolls]

# Posté le lundi 25 août 2008 09:48