Eclipse solaire, éclaboussure mammaire

Eclipse solaire, éclaboussure mammaire

# Posté le mercredi 05 mars 2008 09:35

Modifié le mercredi 05 mars 2008 11:01

(Comme un oiseau sur un fil électrique)

(Comme un oiseau sur un fil électrique)
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# Posté le mercredi 05 mars 2008 09:27

J'aime que le rose-tétons . Tâtons le thon . Si ton Tonton tond ton Tonton, ton Tonton sera tondu .

J'aime que le rose-tétons . Tâtons le thon . Si ton Tonton tond ton Tonton, ton Tonton sera tondu .
"Je suis son regard et je la vois . Elle est grande, avec de longs cheveux noirs qui flottent dans le dos, ils lui arrivent presque à la taille . Elle porte une jupe longue à motifs cachemire et une chemise blanche . Elle a la tête penchée car elle regarde la vitrine d'un magasin de vêtements . Le regard d'Eric me surprend, me choque en fait . C'est comme voir dans son âme, il y a quelque chose de brut et de nu, un tel désir dans ses yeux mais plus que ça encore . Comme une faim . Je repense aux films d'horreur où on voit un homme se transformer en loup-garou grâce à des ruses de cinéma, il passe d'une personne normale à une bête pleine de poils avec des griffes et des yeux luisants . Eric ne se transforme pas en animal, il n'a pas de poils ni de griffes mais il a changé . Le désir brut que je vois dans ses yeux me donne des frissons malgré la chaleur .
Je respire un grand coup ."
De la tendresse, Robert Cormier

J'ai vendu mon âne au Diable . J'ai un corps-billard noir . My head is a Garden of Eden, yeah .
Les poules ont des dents, les fous ont réussit leur révolution . Le président a rendu la camisole obligatoire, il bave des discours au Jour-Mâles du soir, à la télévision . C'est moi la nouvelle Marianne, à moitié à poil sur une place publique, la tête rentrée dans les épaules, une bosse sur le dos, les dents de Mobidic, un strabisme prononcé . Icône de la quatrième république . Course en sac sur les Champs-Elysée ce soir, 20h00, after au pied de la tour Eifel, partouse, orgie . Etalons la folie en tartine sur la fierté française . Hic .

# Posté le lundi 03 mars 2008 14:42

Modifié le mardi 28 avril 2009 18:15

J'ai les yeux rouges, les ongles et les cheveux aussi .

J'ai les yeux rouges, les ongles et les cheveux aussi .
Une enclume tombée du ciel . Le ciel était pourtant bleu .

Un écart, j'vous en foutrais moi ! J'irais plus loin, plus vite . L'humiliation est rude pour l'instant . Tant mieux, ma rage de vaincre en est alimentée - je suis une alienée . (Mon parfum c'est Alien - ou presque) . Et à la bombe sur les murs : des portraits du Che, des pin-ups en maillot à fleurs .

Je marche sur le trottoir au milieu des vieilles dames, des enfants édentés, des caniches éclopés . Y'a un couple de l'autre côté de la route qui se câline . Il lui lèche le visage, sa bave brille au soleil, elle rit aux éclats . C'est le bonheur l'amour . Oui ma p'tite dame . Y'a des canettes sur le trottoir, des mégots, des emballages vides, des papiers colorés, des dizaines de "DierctSoir", Oh! un billet de 100 euros ! Je le ramasse, regarde furtivement autour de moi . Tous des rapaces, c'est qu'ils me piqueraient bien mon argent et que je n'aurai plus rien pour me torcher !
Y'a des voitures qui passent, des rouges, des noires, des jaunes, vertes, grises, oranges, blanches . Des grosses, des petites . Des vieilles, des neuves . Des Peugeot, des Renault, des Smart, des Alpha Roméo, des 2CV, des Porches, des défoncées . Pas de passager, un conducteur concentré, décontracté, obsedé ou bien givré - les combinaisons sont possibles . "Achetez des voitures écologiques", roulez seul et à l'essence - celle qui est l'essence même de l'homme, haha . Des conducteurs . Des (peaux) rouges, des noirs, des jaunes, des verts (E.T n'a pas rentré maison), des gris (la cigarette tue), des oranges (le fond de teint tue), des blancs . Des gros, des petits . Des vieux, des jeunes . A croire que la seule différence entre la voiture et l'homme c'est que le second n'a pas son nom tatoué au cul .
Je croise un joli garçon . Je relève la tête, redresse les épaules, met ma poitrine en avant . Je cligne des yeux, il me regarde avec passion, ne peut détacher ses yeux de moi . Je crois qu'il est tombé sous le charme du gros bouton que j'arbore, tout rouge, tout rond, au beau milieu du front . C'est le big-love, yoyo .
C'est le soir, les jeunes se pitanchent . Jeunesse dépravée, partouze édulcorée . C'est une fourmilière qui grouille sur les pavés humides . Vapeurs d'alcool . Cigarette, cris, hystérie féminine, affichage masculin, brouhaha . "T'es trop bonne!" : comme la bonté se lit sur mon visage, les pauvres -gars- m'accostent souvent . Je vous signalerais que la courtoisie préconise l'emploi du 'vous' : "Vous êtes trop bonne!" . Mes talons claquent, mes dents aussi . Le ciel et dégagé, mes pensées embrouillées .
J'en ai envie, ça me revient . Le code du rute m'aviez-vous dis ? C'est passager certes, mais l'issue est unique . L'aboutissement est répertorié . Nous le savons : Je suis une autostoppeuse confirmée et mon chauffeur est avancé . "Portier svp !" . Le paysage défile, la ville est si belle la nuit . Les vapeurs d'alcool aussi . La musique résonne dans mes oreilles . Je chante à tue-tête . Y'a de la buée sur les vitres . Le paysage se floue, l'alcool s'évapore, la musique se fond dans le silence, I don't utter a word . Le paysage je m'en fout, l'alcool me colle au corps, la musique me met en trans' , je respire . La voiture est arrêtée sur le bas côté . "Je t'emmene où ? -Où tu vas."

Post-Scriptum : Chers -improbables- lecteurs, ceci était une épaisse bouze, un paradis à mouche . Vous ne pouvez pas savoir à quel point chier ce texte m'a soulagé, comme tous les autres texte sur ce "Blog 3615 MyLife" . Ici c'est ma jolie décharge, mon exhutoire, ma fosse à mots . Hihi . "Pas l'hopital, pas l'hopital!" .

# Posté le dimanche 17 février 2008 19:17

Modifié le dimanche 17 février 2008 19:41

Marcher dans la rue, vomir sous les ponts, vivre sans dessus dessous .

Marcher dans la rue, vomir sous les ponts, vivre sans dessus dessous .
Marcher dans la rue, vomir sous les ponts, vivre sans dessus dessous .
Vivre sous les ponts, vomir dans la rue, marcher sans dessous .

Parce que sobre elle s'ennuyait -l'ambiance était austère, les lumières trop pâle, la musique trop molle, les gens trop saoules- elle commendait au comptoir de kirs et des demis, des shots et du wisky . Elle sortait (trop) ; maquillée comme un camion volé, vétue d'un chemisier de satin clair et d'un jean cigarette foncé, d'une robe blanche légère, d'une robe rouge et vulgaire ou d'un pull de laine terne et d'un collant filé de la cuisse au pied . Ses talons claquaient sur le parquet quand ivre elle dansait, elle tournait sur elle-même, les bras ouverts, tête en arrière . Elle chantait à tue-tête des chansons culte, des chansons d'amour, des chansons paillardes . Elle tournait sur son tabouret comme un enfant le ferait . Pillier de comptoir appelle-t-on les gens de son espèce . C'était une petite nénette pas plus vieille que ma soeur, avec de grands yeux bleu marine et de fins cheveux bouclés .
Un soir peu avant ou après l'été, l'air était doux et le ciel étoilé . La petite était accoudée au bar, fumant nonchalement une de ces Gauloise au goùt si particulier . L'atmosphère était survoltée, de jeunes allumés ,des minets en slim et des midinettes à frange -des mineurs en majorité- sur chaque chaise, banquette ou tabouret . Les enceintes vibraient au son des Rolling Stones . Elle tortillait une de ses mêches, machinalement je pense, il ne l'impressionnait pas . Du moins je crois . Je l'observait de loin, elle souriait tout le temps, reprenait souvent une gorgée, riait parfois . Elle ne me regarda pas une seule fois .
Elle était passé maître dans l'art de rouler les hommes . Ils l'approchaient, ils lui souraient, la reluquaient de près . Ils s'approchaient, elle les laissait faire . Elle galbait la poitrine en resserant les bras, et glissant une jambe sur l'autre elle clignait des yeux, alors ils lui servaient un deuxième verre, lui offraient une cigarette de plus . C'est quand elle était lasse de jouer qu'elle choisissait de se barrer . Elle partait le sourire aux lêvres et eux la bite sous le bras . La petite jouissait d'ainsi enculer les hommes qui avaient pour habitude d'enculer les femmes .
Elle ne me regarda pas une seule fois, elle avait les yeux rivés sur sa proie . Elle fumait des Gauloises et lui des Malboro . Et puis elle fumait des Malboro . Ils trinquaient, ils trinquaient . Il l'approchait, il lui souriait, il la reluquait de près . Il s'approchait, elle le laissait faire . Quand elle galbait la poitrine en resserant les bras et qu'elle glissait une jambe sur l'autre en clignant des yeux, il lui servait un autre verre, une cigarette de plus . La petite est partie le sourire aux lêvres et lui à son bras . Ils se sont barrés jouer, 'faut dire qu'il lui plaisait . La p'tite nénette a jouit avec lui .
Le lendemain elle n'était pas très loin, lui il n'était plus là . Dans la rue l'ambiance était austère, les lumières pâles, plus de musqiue, les gens avaient la gueule de bois . Elle sentait l'alcool : le kir et les demis, les shots et le wisky . Son maquillage avait coulé . Etait-ce sa robe blanche légère ou sa robe rouge et vulgaire qu'elle portait ? Sur le coup je n'ai pas su la reconnaitre . Elle avait les bras ouverts, la tête en arrière . Ses yeux bleu marine étaient rougis, ses cheveux fins et bouclés étaient emmelés . Ce matin là c'est tout le monde qui s'approchait d'elle, mais personne ne souriait et c'est moi qu'ils reluquaient de près . Ils s'approchaient et je les laissait faire .
"Ce n'est pas moi . Elle ne m'a même pas regardé une seule fois . Elle est partie, elle est partie le sourire aux lêvres et lui à son bras, la petite . La petite ne m'a même pas regardé une seule fois . Je ne l'ai pas tué, non, ce n'est pas moi ."

# Posté le dimanche 03 février 2008 18:12

Modifié le lundi 04 février 2008 07:54